Christophe NONNENMACHER
Pourquoi un blog ? Un de plus… ? Par mégalomanie probablement. Ne faut-il pas un ego surdimensionné pour signer de son nom des articles qui entendent expliquer le monde… ? Par masochisme, peut-être. Celui de faire le pari de raccourcir un peu plus encore mes nuits. Mais très certainement par envie. Sans langue de bois, sans effet de style. Sans prendre le lecteur pour un abruti fini – chose malheureusement très courante dans notre profession journalistique (n’est-il pas connu que l’Europe n’intéresse pas le lecteur, quand bien même il serait capable d’y comprendre quelque chose ?) - ou un spécialiste de la question. « Chiante », « opaque », « incompréhensible », l’Europe ne l’est pas. A y regarder de plus près, elle est bien plus simple à comprendre et bien plus stimulante que les rouages de l’administration française... Pour peu qu’on la prenne comme une grande aventure humaine, un récit romanesque. La rubrique EuropaPark (en fait un livre en phase d'écriture, dont des extraits seront prochainement publiés) en est une illustration. Décalé, le regard qui y est posé sur l’Union peut surprendre. A juste titre, l’idée n’étant pas ici d’y asseoir un quelconque savoir - d’autres s’y plairont bien mieux que moi. L’Europe qui y est décrite, tout un chacun pourrait en parler. Elle est celle des incompréhensions, des faux-semblants, des échecs, des réussites et des espérances. Elle est une vie à elle toute seule. La nôtre, faite d’échanges Erasmus, d’expatriations, de plurilinguisme plus ou moins balbutiant et d’ouverture des frontières. Elle est celle qu’il m’est donné de vivre en tant que citoyen. Mais aussi comme journaliste pour l’Européenne de Bruxelles, Europeplusnet.info, Fenêtre sur l’Europe ou Vivre à l’étranger, dont certains articles seront ici reproduits. Autant de collaborations presse que je dois à mes expériences passées au sein de la Semaine de l’Europe et de la Quinzaine européenne, deux publications malheureusement disparues. A un vécu, partagé entre la France, l’Allemagne et l’Angleterre. Et à une identité multiple, riche, fragmentée que m’a donné cette Europe plurielle en quête d’une véritable unité.

