13/02/2005

VENISE MET BAGDAD EN TETE DE GONDOLE

10h58, hier matin. Outlook. Message : « Je vous envois, pour votre info, l'invitation presse à la conférence qui se tiendra ce soir à l'Hôtel de Ville, sur le thème de la "Commission de Venise". C'est un cycle de conférences généralement très intéressant, axé sur une problématique européenne. Les intervenants sont toujours des personnalités de premier plan. Pensez-vous pouvoir vous joindre à nous ce soir ?» Auteur : le service presse de la ville de Strasbourg. A croire qu’ils ont finalement réussi à recopier mes coordonnées et m’inscrire sur leur liste de diffusion six mois après que ma demande ait été déposée. En fait, soyons charitable, j’avais déjà reçu deux mails entre Noël et l’an. Bref, petite lecture du communiqué de presse histoire de trouver d’y trouver un début de motivation. Echec : «Dans le but de mieux faire vivre l’Europe à Strasbourg, la Ville et le Conseil de l’Europe accueillent régulièrement des spécialistes internationaux du droit, de la culture ou de la science, qui viennent apporter au public leur éclairage précieux dans de nombreux domaines. Au cours de conférences régulières et ouvertes à tous, les Strasbourgeois peuvent ainsi rencontrer des personnalités de premier plan et débattre avec elles de sujets d’actualité. Dans ce cadre, Fabienne Keller, Maire de Strasbourg, Robert Grossmann, Président de la Communauté urbaine et Terry Davis, Secrétaire général du Conseil de l’Europe, ont le plaisir de vous convier à la 9e édition des "Entretiens du Conseil de l'Europe", qui se déroulera le vendredi 11 février 2005, Salle des Mariages de l'Hôtel de Ville (place Broglie), de 18 h 30 à 20 h.» Côté fun on repassera. Je ne sais pas très bien en fait ce qui m’a poussé à finalement m’y rendre. Un sentiment de compassion envers cet attaché de presse visiblement en grande difficulté dans sa tâche à faire venir des journalistes… Ou peut-être le fait de savoir que Daniel animait le débat, qu’il fallait que je le vois dans la journée et que l’occasion tombait à point. Ou tout simplement était-ce la curiosité de savoir ce qu’était exactement la Commission de Venise, cette structure dont le but est notamment, pour reprendre les termes de Gianni Buquicchio, son secrétaire général, «d'aider les pays qui le souhaitent à mettre leur droit constitutionnel en accord avec les valeurs essentielles du Conseil de l'Europe»...LIRE LA SUITE

Par Christophe Nonnenmacher

Les commentaires sont fermés.