15/11/2004
L'Union peut-elle placer sa confiance dans la Russie?
Plus que la mise sur orbite d'un simple homme du Kremlin à la tête de la Tchétchénie, l' "élection" de Alan Alkhanov à la présidence de la Tchétchénie met en relief toute la force d'un système politique russe répondant plus à des stratégies de sécurité et d'intérêts qu'à une véritable ouverture démocratique du pays telle qu'appelée de ses voeux par l'Union européenne. Retour sur le système Poutine, véritable Etat dans l'Etat, avec Hélène Blanc, auteur de KGB Connexion aux éditions Hors Commerce.
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Strasbourg a-t-elle encore un avenir Européen?
Inlassablement mise en concurrence avec Bruxelles, la capitale parlementaire de l'Union vit-elle l'une de ses plus sombres périodes? Passé le discours apaisant du "tout va bien, dormez bien" à destination du public, le parlement européen voit en effet la durée de ses sessions strasbourgeoises grignotée année après année par un nombre croissant d'élus désireux de boycotter la capitale alsacienne. L'arrivée du TGV Est, nous annonce-t-on, devrait en grande partie solutionner le problème. A un détail près: en l'absence de cabinets conseils spécialisés sur les questions européennes, de lobbies et de toute autre structure nécessaire au bon fonctionnement de l'activité législative de l'Union, certains s'interrogent déjà sur la pertinence de ces conclusions un brin optimistes.
Invités
Strasbourg est-elle alors en danger? Son avenir européen est-il compromis, voire déjà scellé? Alain Howiller (Rédacteur en chef des Dernières nouvelles d'Alsace, auteur de L'Europe au coeur, ed. La Nuée Bleue), Catherine Trautmann (ancien maire PS de Strasbourg, ministre de la Culture et candidate aux élections européennes de juin 2004), Jean-Jacques Fritz (Conseiller régional UDF Alsace) et Kai Littmann (président du Forum citoyen Eurodistrict) ouvrent un débat trop longtemps étouffé dans la capitale parlementaire de l’Union.
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L'Union est-elle vouée à l'immobilisme sur la scène diplomatique internationale?
Tchétchénie, Kosovo, Macédoine, Georgie, Arménie, Sud est anatolien. Autant de zones en guerre ou à risque sur lesquelles l’Europe élargie peine à intervenir. Passés les grands discours, l’Union semble incapable d’agir, voire de prévenir des crises géopolitiques sur son propre continent. Tout au plus se contente t-elle d’intervenir a posteriori par le biais de l’aide humanitaire ou en y envoyant des forces d’interposition. Ne parlons pas de zones plus éloignées comme le Rwanda, l’Irak ou le Proche-Orient. Le constat y est encore plus amer.
Trois eurodéputés et deux chercheuses au CNRS reviennent sans concessions sur l’incapacité des Vingt-cinq à se doter d’une politique étrangère et de défense commune crédible. Manque de volonté politique, absence de financement, repli souverainiste, cynisme diplomatique sont autant de raisons invoquées par ces cinq intervenants pour expliquer l’impossibilité actuelle de l’Union de se faire entendre sur la scène diplomatique internationale. Ceci alors même que le nombre de citoyens européens désireux de voir les Vingt-cinq se doter d’une politique étrangère et de défense commune ne cesse d’augmenter.
Invités
Jean-Louis Bourlanges (député européen, PPE, France)
Ari Vatanen (député européen, PPE, Finlande)
Alain Krivine (député européen, GUE/NGL, France)
Hélène Blanc (CNRS, auteur de KGB Connexion aux éditions Hors Commerce , France)
Dostena Anguelova-Lavergne (CNRS, France)
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